Vendredi 18 mai 2007
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12:26
Une histoire qui finit bien mais...
Mercredi 16 mai, avec plusieurs membres de Comac, je passe ma matinée à Mons. Pourquoi ? Pour être sûr que le PTB+ puisse présenter des listes dans la province du Hainaut.
Comment ça ?
Récapitulons…
Pour pouvoir se présenter aux élections, les listes qui n’ont pas de député (ce qui est le cas du PTB+) doivent récolter les signatures de 500 « parrains » par arrondissement. Qu’est-ce qu’un
parrain ? Une personne qui soutient le fait qu’un parti (ici le PTB+) puisse présenter une liste. Bien entendu, le PTB+ avait rapidement fait de récolter ces 500 signatures.
Cependant, le jour du dépôt des listes, le Front National porte plainte contre le PTB+. Sur le document utilisé par le PTB+, il n’est pas explicitement indiqué que le signataire a pris connaissance
du nom de chaque candidat de la liste. Hors la loi est ambiguë sur le sujet. Le juge décide de suivre les arguments du FN et rejette la liste PTB+. En faisant cela, il rejette 7 autres petites
listes qui sont dans la même situation. En effet, comme le PTB+, ces listes avaient toutes utilisé le document officiel émis par le ministère de l’intérieur pour rassembler des parrains.
Comme toutes les autres listes, nous interjetons appel. Nous expliquons notre bonne foie, nous expliquons que les signataires ont bien vu la liste des candidats. Celle-ci avait été publiée avant
que nous ne commencions à rassembler des parrains. Mais pour être certains de ne pas avoir de (mauvaises) surprises, nous décidons également de rassembler, en une journée, 500 nouveaux parrains qui
explicitent bien que les signataires ont bien vu le nom de tous les candidats (c'est pour cette raison que j'ai passé mon mercredi matin à Mons). Résultats? 950 parrains rassemblés en une seule
journée. Un vrai tour de force !
L’histoire se termine bien mais elle laisse un goût amer. Notre système électoral comporte toute une série de barrières administratives, financières et médiatiques pour empêcher l’émergence de
nouveaux partis. Au contraire, celui-ci est véritablement fait pour reproduire les 4 partis traditionnels :
> Ils reçoivent des subsides de l’Etat
> Ils ont un accès quasi exclusif sur les télévisions nationales
> Ils ont un accès largement privilégié dans les autres médias
> Ils n’ont aucune tracasserie administrative
> Etc.
A quand un peu plus de démocratie comme, par exemple, pour les présidentielles françaises ? Là, tous les candidats à la présidentielle avaient droit à un accès aux chaînes nationales avec le même
temps de parole.
A bientôt,
Benjxxx
Malgré tout, il y a quand même un côté chouette à cette histoire, c'était d'aller à la rencontre des gens et de voir les marques de soutien et d'encouragement!
J'oublierai jamais ce vieil homme grec qui m'a raconté quelques morceaux de son vécu bien rempli, lorsqu'il luttait contre le fascisme, et qui m'a également montré la "stelle" qu'il a fait installer sur la place de Cuesmes en mémoire d'ouvriers miniers avec qui il a travaillé...
par contre, à priori, du point de vue médiatique, cela à l'air effectivement plus surveillé tandis qu'en Belgique il n'y a aucune règle claire